et puis conduire son NRJ…

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- Aïkido:

Il m’attaque du sabre, avec un bâton, un couteau, à mains nues, ou encore, il me saisi la manche... comme autant de demandes, de requêtes, de projets… > Je pivote, glisse vers le coté, anticipe, puis poursuit, canalise, guide… j’accompagne, j’ouvre des chemins, cherche la place dans l’espace du Dôjô pour terminer la technique de façon élégante, efficace et écologique

- Coaching:

Il m’informe. Il me dit avec ses mots ou par son regard et ses attitudes : « je ne veux plus… », j’aimerai bien arriver à… », « il faut que je… », « mon ami(e) me dit que je suis trop… », « je désire réussir à… », Comme autant d’ambrions d’action, de velléités, de signes précurseurs > je reçois, décrypte, découvre, clarifie, fais souligner les points forts, propose des étapes, accompagne, ouvre des possibilités, provoque des bilans

Points communs de ces 2 arts:

l’accompagnement de la personne. Ne pas traiter de front la problématique s’il y en a une. Maîtriser une somme de techniques afin d’avoir le choix d’en sélectionner la mieux appropriée, se servir uniquement de l’Energie du partenaire (le seul carburant sera sa motivation, sa réserve d’énergie, les capacités et ressources de la personne elle-même). En Aïkido tout comme en coaching, une analyse des ressources ainsi que des limites doit être effectuée dans le tout premier temps. L’action est menée afin d’ouvrir au maximum le champs des possibles au partenaire.

Avantages:

> Respect de la personne, grande écoute verbale et non-verbale, recherche de l’économie physique et mentale, respect de l’écologie de l’environnement de la personne, aucun rapport de force « dominant/dominé » mais un échange « gagnant/gagnant ».

 

Pat. B

club d’Aïkido de référence:

http://akdn.free.fr

La stratégie de l’ Aïkidoka

Un concept désormais qui fait des petits, quelque soit le contexte…  

   Lorsqu’on vous saisi le poignet, lorsqu’on vise votre tempe, votre ventre, d’un coup de poignard, de sabre ou de bâton, l’assaillant se focalise sur son action mais ne peut pas tout vous prendre, tout neutraliser, vous neutraliser entièrement.

Il vous reste une multitude de fonctions, de facultés, et de paramètres. Le tout est, dans un premier temps, d’en prendre conscience. Savoir visualiser toutes les opportunités. Puis d’en jouir, de les utiliser à bon escient, au bon moment et au meilleur endroit.

En effet, lorsqu’Uke attaque, lorsqu’il maîtrise votre poignet, il est focalisé sur son objectif : maîtriser un membre, porter un coup.

Il reste à Tori une infinité de facteurs, de facultés, d’opportunités, de possibilités… Et parfois rien ne presse… L’espace entre le stimulus et la réponse peut être dilaté ou raccourci.

Il reste à Tori outre sa pensée, ses intentions, sa respiration, l’espace environnant, le moment d’agir ou de non-agir. Tori doit se sentir libre, créatif, ingénieux…

Uke ne peut utiliser tout l’espace environnant. Puisqu’il s’enferme de lui-même dans « l’entonnoir » que lui produit son attaque, il ne peut gérer tout le volume situé autours de sa victime. Il ne peut être absolument sûr du moment de la rencontre

Uke ne peut gérer le moment où Tori aura décidé d esquiver, de se déplacer, de se décaler, de différer l’instant de la rencontre… « AWASE » (de awaseru) et s’il va décider d’anticiper, d agir en même temps ou de différer (sen no sen, tai no sen, ou go no sen).

Par ailleurs, tout le volume situé autours de l’attaquant et de celui de l’attaqué est vacant ; devant derrière, à droite à gauche, en haut, en bas…

La faculté de mobiliser les autres membres non convoités par l’attaquant, et quand bien même ce bras sera saisi, les gestes primaires de survie comme rapprocher son bras à soi amener sa main à sa bouche, vers son centre (pour boire ou manger) restent libres.

Un changement brutal de rythme, une accélération, l’abandon surprenant de toute réaction du membre isolé au profit du reste du corps…

C’est la gestion du « Ma-aï / De Aï » qui reste la richesse de Tori outre la connaissance conséquente des techniques qui vont suivre le moment de la prise de contact.

>>>INVESTIR L ESPACE, EXPLOITER LE TEMPS…<<< et placer la technique adéquate…

Un des critères qui différencie le débutant d’un pratiquant aguerri est souligné lorsque Tori reste soit tétanisé sous l’attaque, réagit en force, reste rivé à sa place, emploi les mêmes actes que son adversaire. Un pratiquant d’un niveau confirmé se permet une rapide analyse lui offrant du choix d’action. L’expert, lui, va agir intuitivement.

Ce concept est repris de plus en plus par des conseillers ou coachs en entreprise. Rechercher les opportunités d’action alors qu’on peut être acculé dans une voie, à priori sans issue. Confronté à un adversaire faisant le double d’envergure, ayant plus de moyens, dans un contexte hyper agressif comme c’est souvent le cas dans les affaires… Faire entrer la créativité, permettre la surprise, la résilience, savoir dé-focaliser pour permettre d’autres stratégies… Le tout sans violence, avec bienveillance, dans un rapport gagnant/gagnant.

Ce principe peut être utilement utilisé partout où il y a communication.

Pour comprendre l’ Aïkido, ses mouvements, en simplifier l’appréhension de ses principes, on se sert pédagogiquement bien souvent de métaphores puisées dans la vie courante. Désormais, cet art maintenant connu, peut servir lui même de métaphore. On peut se servir de son concept pour l’appliquer au quotidien.

O senseï Morihei Ueshiba, dans son génie créatif, n’avait peut être pas pensé qu’un jour, son œuvre allait dépasser le cadre clos du Dôjô.

PB

AKDN -fév 2014

Le rapport au temps et à l’espace

Dans la pratique des arts de combat, le rapport au temps est un facteur déterminant d’échec ou de réussite. En Aïkido, bien qu’il s’agisse d’un art pacifique,  il ne faut pas se voiler la face:

Si TORI* rêve, « plane », reste passif, n’agit pas, le risque est qu’il finisse tranché, décapité par le sabre, perforé par le poignard, frappé ou assommé par le bâton, ou qu’il termine par une luxation de l’articulation ou bien une fracture… Dans la pratique, à chaque échange, il y aura, il faut qu’il y ait cette menace présente, omniprésente même planante, potentielle afin que l’art martial reste crédible. Il en est de même pour l’objectif et l’état d’esprit d’ UKE*.

Ici, dans la pratique, nous sommes dans le réel, même si une bienveillante vigilance règne dans les dôjôs d’Aïkido, il n’en reste pas moins vrai que la trame de l’échange sera le combat, l’affrontement…

Trop de pratiquants comptent consciemment ou inconsciemment sur la vigilance ou, souvent, manque d’implication de leurs partenaires. On surprend parfois même, lors de stages, des pratiquants même hauts gradés, se permettant de parler en pleine pratique, non pas à leur partenaire, mais à un pratiquant voisin !!! > Ils ne sont pas là, « ici et maintenant »… et sont loin d’être dans le réel.

Lors d’une attaque, l’enjeu est bien trop important pour se permettre de négliger le rapport au temps et à l’espace. S’impliquer « MOI, ICI, & MAINTENANT(en grec)«  Ego-Hic & Nunc dans le mouvement, l’esquive adéquat, appropriée. C’est être totalement présent corps et esprit. On ne parle même pas de riposte, de -action car il sera déjà trop tard…. Il est question d’actions simultanées. L’action est au millième de seconde et au millimètre prés au moment et à l’endroit déterminant afin de conserver son intégrité physique. Il va falloir être fondamentalement  » là au top moment » afin d’éviter une sanction fatale. Cela veut dire être là et avec l’autre, et non pas seul au monde dans ses pensées et son ego. Cela veut dire redécouvrir le moment, même si on l’a travaillé, imaginé, rodé, supposé… car Uke est à redécouvrir lui-aussi même si on le connait, on le devine, on pense le maîtriser, prétend même le dominer… L’homme est tellement changeant, surprenant, constamment en évolution… Peut on prétendre connaître autrui alors qu’il est si difficile de se connaître soi-même?

A l’image d’un joueur de Tennis, la pire chose qui pourrait arriver à un champion en compétition est que ses pensées dérivent sur ses échecs passés, ou ses anticipations du futur au moment où il tape la balle à un instant décisif. Les meilleurs joueurs sont ceux qui savent être là au présent, et rien que cela (sans exclure bien entendu, leur conséquent entraînement et leur talent propre).

En Aïki comme dans tous les arts martiaux (les Budo), l’enjeu est d’autant plus lourd car l’intégrité et la vie d’une personne est en jeu symboliquement ou réellement. Pas question de se faire rattraper par un passé perturbant, ou de s’acheter à l’avance, une médaille avant la fin de la « compétition ». L’avantage d’une telle démarche répétée à chaque attaque, puis tout au long de l’échange, puis tout au long d’un entrainement, et enfin sur toute une journée en dehors du dôjô, fait que nous sommes petit à petit en train de vivre totalement l’instant présent. Sans tricherie, sans se charger des affres d’un passé parfois limitant, complexant et sans espoir d’un bonheur idyllique futur, sans se dire « ça ira mieux demain« …

Vivre l’instant présent est la quête de tout moine zen, et adepte de méthodes de retour au calme. Les cabinets de psychothérapies regorgent de patients d’analysants recherchant à se débarrasser du poids du passé ou d’ambitions chimériques. Ces derniers payent très cher leur simple désir de revenir au présent. Ils désirent en fait, un réglage personnalisé de leur échelle du temps. Régulièrement, on observe des pratiquants franchir les portes du dôjô le regard tendu, les épaules hautes et coincées par une journée de travail, de frustrations, et de lourdes responsabilités. Les mêmes qui, au salut final, (marquant de fin d’entrainement)retrouvent visiblement sérénité, calme et sourires, deux heures après…

L’Aïkido n’est pas une thérapie, mais il offre ce plaisir intime de se re-trouver soi, authentique, face à une action dans laquelle on va devoir s’impliquer totalement afin de conserver notre vie ou notre intégrité. C’est un prétexte louable qui nous oblige à revisiter ce qui est important pour nous, ce qui reste fondamental: notre survie avant tout.

La touche supplémentaire de l’Aïkido (et c’est ce qui en fait un de ses charmes); la réaction sera faite d’élégance et de clémence. Tori aura la finesse de ramener l’attaquant au calme sans jamais forcer les choses, en ne se servant que de la seule NRJ que l’attaque d’UKE aura produit.

Nota> TORI: celui qui fait la technique, UKE: celui qui attaque

Aïkikaï Tokyo 2008

Patrick BELVAUX

Aïkido-Nogent
 

La motivation comme source d’NRJ…

« On m’a dit de voir un coach, mais je n’y crois pas… En fait, je n’ai pas d’objectif, je viens parce qu’on me l’a proposé. Alors je fais plaisir.  Je n’ai pas envie de changer quoi que ce soit dans ma vie, ni dans ma manière d’être. Bon, allez y, commencez votre séance, on verra bien !!! »

Ce cas de figure en coaching existe aussi dans la pratique en Aïkido. C’est le « non-mouvement ». Uke (l’attaquant) passif, inerte, qui n’attaque pas, ne donne rien, ne sait en fait pas lui-même ce qu’il est venu chercher en revêtant son Keikogi (« kimono »). Il a tout de même bien voulu descendre son sabre vers l’avant ou a daigné saisir le poignet de Tori(le technicien) parce qu’il fallait le faire mais « à coté », sans énergie visible, ni volonté réelle.

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Dans ce cas précis, autant en Coaching comme en Aïkido, il est urgent de… ne rien faire, ni de ne rien entreprendre. Car dans le cas où il n’y a point de motivation, d’élan, d’énergie (Ki) de la part du demandeur, du coaché (de « Uke« ), le technicien- le coach, Tori) ne doit pas s’escrimer  à porter sur ses épaules le mouvement. Il ne sert à rien (et cela pourrait même être nocif) de vouloir faire une démonstration pour convaincre à tout prix. Ce serait se servir de l’autre pour nous prouver à nous-même notre propre raison d’être. On tomberait dans cette situation du basique rapport de force vécu chaque jour (tellement quotidien que l’on ne s’en plus compte) et qui enfante les situations « dominant/dominé », gagnant/perdant », « frustré/tout puissant », « honte/fierté« …  Ce serait en définitive, dans nos deux si belles disciplines,  un manque de respect de soi comme de l’autre.

Un des buts communs de l’Aïkido et du coaching est de faire grandir l’homme, œuvrer pour son épanouissement. Pour ce faire, ces deux disciplines recherchent d’autres voies, d’autres sentiers, puisque les chemins habituels ne se sont pas montré suffisamment satisfaisants…

Uke ou le coaché doivent s’investir activement dans la dynamique pour laquelle ils adhérent que ce soit en Aïki comme en coaching; on agit dans le but d’y retrouver un intérêt, un avantage même si, parfois, on lance quelque chose dans le flou sans réellement savoir ce que cela va donner au final. Mais l’ intensité de l’ NRJ dans l’action doit être au moins proportionnelle au niveau de motivation initial.

L’Aïkido comme le coaching œuvrent dans,  avec, et pour l’humain. Et on ne peut donner vie à une statue ou à un cadavre.

La motivation, l’ NRJ première, est fondamentalement l’origine de l’action. La propre motivation du coach comme celle de Tori (l’Aïkidoka-guide) sera de tout mettre en œuvre pour susciter une action harmonieuse, équilibrée, écologique, élégante, efficace et stable. Au final, les deux partenaires devront ressentir, dès lors que la technique sélectionnée et le travail auront été efficaces, un sentiment d’unité, de fluidité, de plaisir à pratiquer

 

Pat.

L’élégance et la congruence en fusion

> L’ Aïki-coaching: Voila un concept qui a le mérite de relier une pratique martiale, avec des techniques d’accompagnement d’objectifs personnels…

L’Aïkido: la « Voie de l’Harmonie des Energies* » conjugue pour sa part, des techniques de combat issues des guerriers japonais (le sabre, le bâton, le couteau, et le jiu-jitsu des samuraïs) et une philosophie pacifique japonaise. Art de combat dénué de compétition, on va se servir uniquement de la force, l’impulsion du partenaire pour conduire un mouvement harmonieux qui se terminera dans une roulade ou une immobilisation au sol. La dualité, le combat sert de prétexte au rapport, à l’échange entre deux ou plusieurs individus. Les protagonistes auront au final, partagés une sensation mutuelle d’accomplissement, de complémentarité…

Son fondateur M° Morihei Ueshiba le créa en 1930 et l’appela * »Aï-Ki-Do« .

> Le coaching,qui a pointé son nez en Californie dans les années 1970, qui commence à être connu en France seulement aujourd’hui, mais qui en fait est issu de la Maïeutique du temps de Socrate, réveillée chez nous (à son niveau de perception qui lui était propre) par le pharmacien français Emille COUE… Un ensemble de techniques, méthodes, outils qui va permettre à une personne d’atteindre ses objectifs, ses projets, s’approcher de ses rêves, ainsi que ses souhaits cachés ou avoués… On va faire émerger chez la personne, toutes ses ressources, ses qualités et ses points forts afin d’y accéder. Bien souvent, l’interessé ne trouve pas son chemin seul car trop englué dans ses propres interdits, préjugés ou limites. Une tierce personne, neutre, professionnelle rodée à ce genre de pratique, lui permettra de mieux visualiser son objectif, tracer sa route et y installer des étapes…

Mais quel est le rapport entre ces deux disciplines????

L’une comme l’autre surfe chacune dans leur domaine avec la plus grande fluidité emporté par l’émotion, l’effort, la situation de l’instant. Il s’agit bien d’éviter la brutalité, et être constamment en recherche de la solution la plus simple, la moins consommatrice d’énergie, la plus écologique et tournée systématiquement vers le plaisir de bien faire et de réaliser quelque chose de beau, de grand de bon…

Il suffisait de créer l’alchimie nécessaire à l’union de ces deux disciplines apparemment opposées mais qui se rejoignent admirablement sur le fond.

L’ Aïki-coaching était né.

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PB

Pour infos: une formation au coaching de qualité:

http://www.latelierdescoachs.fr

www.institut-repere.com (PNL)

ou http://www.mhdcoaching.com

 



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